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DIX bonnes nouvelles


Les médias débordent de mauvaises nouvelles. Pour changer, nous avons creusé et réussi à trouver dix bonnes nouvelles. À lire avec un sourire.

 



En 2023, les Nations unies ont estimé que l’on pourrait voir la fin du syndrome d'immunodéficience acquise (SIDA) d’ici 2030. Considéré comme la pandémie la plus meurtrière au monde, le SIDA a tué plus de 35 millions de personnes.

En 2023, le Programme commun des Nations unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA)1 a publié un rapport qui décrit comment mettre fin au SIDA d’ici 2030. Selon lui, l’éradication de cette maladie sera possible si les pays ont la volonté politique d'investir dans la prévention.


« La fin du SIDA est l’occasion pour les leaders d’aujourd’hui de laisser une trace incroyable dans l’histoire. Les générations futures pourraient se souvenir d’eux comme des personnes qui ont mis un terme à la pandémie la plus mortelle au monde. » - Winnie Byanyima, directrice générale de l'ONUSIDA.

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Dans plusieurs pays africains où on a massivement investi dans la prévention, les nouvelles infections de VIH ont chuté de 57 % depuis 2010.


Le Botswana, l'Eswatini, le Rwanda, la Tanzanie et le Zimbabwe ont atteint ce que l'on appelle les objectifs 95-95-95. Cela signifie que :


95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut;


95 % d’entre elles reçoivent un traitement antirétroviral;


95 % des personnes sous traitement ont une charge virale indétectable (et ne peuvent donc plus transmettre le VIH).


Au moins 16 autres pays, dont le Danemark, le Koweït et la Thaïlande, sont sur le point d'atteindre cet objectif. En 2020, le Canada a atteint 90-87-95 et a investi considérablement dans l’autodépistage.2


 



Luiz Inacio Lula da Silva

Élu à la fin de 2022, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, promet de mettre fin à la déforestation de la forêt amazonienne d'ici 2030. Selon des données produites par l’INPE3 (l'Institut national de recherches spatiales au Brésil), 2649 km² de l’Amazonie ont été déboisés depuis le début de l’année, soit le plus bas niveau de déforestation depuis 2019. Notons que 60 % de la forêt amazonienne se trouve au Brésil.


« Il n'y a pas de sécurité climatique pour le monde sans une Amazonie protégée. Nous ferons tout ce qu'il faut pour éviter la déforestation et la dégradation de nos biomes » a déclaré Luiz Inacio Lula da Silva, alias Lula, à la COP27 en novembre 2022.4


De 2019 à 2022, le Brésil était sous la direction du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, qui avait réduit les efforts de protection de l'environnement. Pendant son mandat, la déforestation de l'Amazonie a augmenté de 75% par rapport à la décennie précédente.


L'ancien président affirmait que l’agriculture et l'exploitation minière sur les terres protégées de la forêt amazonienne étaient plus importantes pour la croissance économique du pays que la conservation écologique.


 



Les pandas géants, ont été menacés d’extinction à cause de la perte de leur habitat naturel et de la chasse, les pandas géants, ont failli disparaître. Cependant, grâce aux efforts humanitaires, les populations de pandas ont augmenté depuis les vingt dernières années. En effet, la population de pandas a augmenté de 17% entre 2004 et 2014, passant de 1 596 individus à 1 864 individus.


Grâce à des initiatives de conservation, les gorilles de montagne, une espèce vulnérable, ont vu leur nombre augmenter d’environ 25% entre 2010 et 2020, passant de 480 à 604 individus. Cette espèce est en grand danger d’extinction, en raison de la destruction de leur habitat naturel et de la chasse illégale.


Ces initiatives qui ont permis ces augmentations de population ont inclus plusieurs plans. Comme des programmes de reproduction en captivité, la réhabilitation de l’habitat naturel des animaux, l’application de lois plus strictes contre la chasse et le braconnage, et la sensibilisation du public à l’importance de la conservation de la biodiversité. Ces efforts ont été menés par des gouvernements, des organisations de conservation, des chercheurs et des bénévoles à travers le monde.5


 



Le 6 septembre 2023, le Mexique a dépénalisé l’avortement au niveau national. La Cour suprême mexicaine a décidé que le « système juridique qui pénalise l’avortement dans le Code pénal fédéral est inconstitutionnel » parce qu’il « viole les droits humains des femmes et des personnes en capacité de gestation ».6


« Toutes les femmes et les personnes en capacité de gestation pourront avoir accès à des avortements dans les institutions fédérales de santé », s'est félicité le Groupe d'information sur la reproduction choisie (Gire)7, qui avait saisi la Cour suprême.


 




C’est la première fois que la constitution d’un État américain est invoquée devant la justice pour attaquer les autorités locales sur une question climatique. L’une des particularités de ce procès est que les seize plaignants, qui ne demandaient pas de compensation financière, sont âgés de 5 à 22 ans.


« Pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, un tribunal a jugé sur le fond qu’un gouvernement a violé les droits constitutionnels d’enfants via des lois et des actions promouvant les énergies fossiles et ignorant le changement climatique », a réagi dans un communiqué Julia Olson, directrice générale de Our Children’s Trust, l’une des trois associations soutenant les plaignants.


Le Montana compte à peine plus d’un million d’habitants, mais les combustibles fossiles extraits, consommés, ainsi que transportés puis transformés via et dans l’État génèrent environ 166 millions de tonnes de CO2 par an, soit autant que les émissions de l’Argentine, selon le verdict lundi.8


 



Sungai Watch9, une organisation environnementale dont l'objectif est d'assurer la propreté des cours d'eau indonésiens en installant des barrières fluviales pour empêcher le plastique et d'autres déchets de pénétrer dans l'océan.

Un seul village indonésien peut déverser en moyenne 2 000 kilogrammes de déchets plastiques par semaine dans l'océan, ce qui a poussé le gouvernement à consacrer un milliard de dollars à la réduction de 70 % de ses déchets plastiques marins d'ici à 2025.


Sungai Watch a réussi à nettoyer plusieurs des rivières les plus polluées d'Indonésie et à faire revivre des écosystèmes de mangrove endommagés par la pollution plastique, en utilisant un système similaire à celui des barrages flottants. Jusqu'à présent, plus de 1,2 million de kilogrammes (plus de 2,6 millions de livres) de déchets plastiques ont été collectés dans les systèmes fluviaux et les plans d'eau.

Sam Benchegjib

« Parmi nos réussites, on peut citer le retour de populations de poissons dans des cours d'eau autrefois extrêmement pollués, ou encore la revitalisation de forêts de mangroves après l'enlèvement de couches et de couches de plastique qui les étouffaient » explique Sam Benchegjib, fondateur de Sungai Watch.10


 



Comme beaucoup de pays africains, la Haute Cour de ce pays d’Afrique de l’Est a confirmé l’interdiction de l’excision. D’après une étude réalisée par la revue médicale BMJ Global Health11 en 2018, l’excision des jeunes filles a complètement baissé sur le continent africain en trente ans.


« Pour cause, le taux de jeunes filles (âgées entre 0 et 14 ans) excisées de ce côté de l’Afrique serait passé de 71% en 1995 à 8% en 2016. Le rapport démontre que cette réduction fulgurante serait liée au succès des diverses politiques à la fois nationales et internationales de lutte contre l’excision depuis la fin des années 80. D’autres pays ont déjà adopté cette interdiction : Ouganda, Guinée-Bissau, Nigéria et Gambie. »12


Une excision est, dans son sens le plus général, l'ablation d'une partie de tissu biologique. Le terme est plus communément utilisé pour désigner les ablations du clitoris ou des petites lèvres.

C'est l'une des formes de mutilations génitales féminines pratiquées essentiellement dans les pays d'Afrique (1 femme africaine sur 3 est concernée), mais également dans quelques régions du Proche-Orient et de l'Asie du Sud-Est (Irak, Yémen, Indonésie et Malaisie).13


 



PHOTO : BBC / ÉCOLE POLYTECHNIQUE FÉDÉRALE À LAUSANNE (EPFL)

Il y a 12 ans, Gert-Jan Oskam, originaire des Pays-Bas, a été paralysé à la suite d’un accident de moto. Grâce à des implants dans le cerveau et la colonne vertébrale – une première médicale –, il peut maintenant se tenir debout, marcher et monter les escaliers simplement en y pensant ! Selon lui, sa vie a complètement changé depuis ces récents développements scientifiques.14





« J'ai l'impression d'être un jeune enfant qui réapprend à marcher, a déclaré l’homme de 40 ans à la BBC. Le chemin a été long, mais je peux maintenant me lever et boire un verre avec mon ami. C'est un plaisir dont beaucoup de gens ne se rendent pas compte. »


Une équipe de chercheurs suisses ont développé un système d’implants dans le cerveau et la colonne vertébrale de Gert-Jan Oskam. Ainsi, il peut contrôler le mouvement de ses jambes avec sa pensée.



 



Pour la première fois dans un film Disney, un acteur qui vit avec un handicap visible joue un rôle majeur. Noah Matthews Matofsky, qui vit avec la trisomie 21, incarne le chef des Enfants Perdus dans le film Peter Pan et Wendy. C’est une première pour Noah, qui a 15 ans et qui est originaire de l’Angleterre.


« C'est emballant de participer à quelque chose qui n'a jamais été fait auparavant. » Noah Matthews Matofsky

Cette adaptation du classique animé Peter Pan, filmée partiellement à Terre-Neuve-et-Labrador, propose une version plus inclusive de l'histoire en mettant en scène des garçons et des filles dans le rôle des Enfants Perdus et en choisissant également Yara Shahidi, une jeune actrice noire, pour jouer la Fée Clochette.15

La trisomie 21, aussi connue sous le nom de syndrome de Down, n'est pas une maladie, mais une anomalie génétique provoquée par un chromosome (un morceau de l’ADN) en trop. La trisomie 21 se nomme ainsi, car la paire de chromosomes concernée est la paire 21. Elle se caractérise par certains traits physiques et répercussions mentales, mais le handicap a des effets différents pour chaque individu.

 



Le plus grand démantèlement de barrages au monde a commencé aux États-Unis. Après cent ans de retenue, la rivière Klamath sera libérée de son embouchure, en Oregon, jusqu'à sa décharge dans l'océan Pacifique.


Les abords de la rivière Klamath sont le foyer des Nations Karuk, Yurok et Hooper. Ces tribus autochtones vivaient essentiellement du saumon abondant dans le cours d’eau. Mais les barrages changèrent l’évolution naturelle de la rivière.



Dans l’histoire du cours d’eau, les barrages causèrent la presque disparition des saumons ainsi que l’accumulation d’algues qui finirent même par tuer des milliers de poissons.

Susan Masten

Ancienne chef de bande des Yurok, Susan Masten a entamé il y a plus de 20 ans un véritable combat pour que soient démantelés ces barrages. Une tragédie survenue en 2002 (plus de 34 000 poissons sont morts) lui aura donné un funeste coup de pouce.



« Je les ai prévenus qu'il y aurait une hécatombe de poissons, raconte-t-elle. Et mon pire cauchemar s'est réalisé. » Susan Masten16

Il faut dire que le coût de réfection de ces structures vieillissantes décida les propriétaires à les léguer aux Nations occupant le territoire. De plus, les productions alternatives d’énergie ont depuis longtemps dépassé le potentiel de ces géants de béton fatigués.


Le premier des quatre barrages de la région a en effet été démantelé il y a quelques semaines, et les trois autres connaîtront le même sort d’ici l’automne 2024. Un projet qui coûtera entre 450 et 500 millions de dollars américains, une fois complété.


 

Épilogue

L’humain contemporain a fait de l’information un besoin essentiel. Si on est informé d’un danger, on peut s’en protéger. Les médias ont bien compris que le stress des émotions négatives accroche, captive.


Notre cerveau qui, continuellement et inconsciemment, est toujours aux aguets d’une potentielle menace finira-t-il par en avoir assez ? Une chose est certaine, à la longue on risque de développer un blocage et de ne plus rien écouter. Ironiquement, l’aboutissement de l’abondance de mauvaises nouvelles aura conduit à l’indifférence et à la surdité volontaire.


Merci aussi à ceux qui n’ont pas lu.


 

RÉFÉRENCES


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9

Sungai Watch - Protecting rivers starting in Bali,Indonesia


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Wikipédia - Excision


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Informations supplémentaires


Global Goodness - L’impact des médias




 



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